Financement professionnel en 2026 : comment un courtier peut vous aider à concrétiser votre projet

Courtier en financement professionnel accompagnant un entrepreneur pour préparer un dossier de prêt en 2026

Créer une entreprise, reprendre un fonds de commerce, acheter des murs professionnels ou financer du matériel sont des décisions engageantes. Dans la plupart des cas, la réussite du projet dépend autant de sa qualité économique que de la manière dont il est présenté aux banques.

Un financement professionnel ne se résume pas à trouver le taux le plus bas. La banque cherche d’abord à comprendre le projet : qui le porte, comment l’entreprise gagnera de l’argent, quel montant doit être financé, quelles seront les charges et comment le prêt sera remboursé.

C’est précisément à ce stade qu’intervient le courtier en financement professionnel. Son rôle consiste à rendre le projet compréhensible, cohérent et défendable auprès des établissements bancaires.

Le financement professionnel est-il encore accessible en 2026 ?

Oui, mais l’accès au crédit n’est pas automatique.

Les dernières données disponibles à la fin du mois de juillet 2026 montrent que le financement des entreprises reste dynamique. En mai 2026, les financements accordés aux sociétés non financières progressaient de 4,3 % sur un an. Les encours de crédits bancaires augmentaient de 3,9 %, notamment grâce aux crédits destinés à l’investissement, en hausse de 4,4 %.

Au deuxième trimestre 2026, 20 % des PME interrogées avaient demandé un crédit d’investissement. Parmi elles, 96 % avaient obtenu la totalité du financement demandé ou au moins les trois quarts de son montant. Ces chiffres montrent que les banques continuent d’accompagner une grande partie des entreprises qui présentent un projet structuré.

Le contexte reste néanmoins plus exigeant. L’enquête bancaire publiée par la Banque centrale européenne en juillet 2026 fait apparaître un léger durcissement des critères d’octroi des prêts aux entreprises dans la zone euro. Les banques évoquent principalement une perception plus forte des risques économiques et une tolérance au risque plus faible.

Le constat est donc assez clair :

En 2026, les banques financent encore les entreprises, mais elles attendent des dossiers précis, argumentés et financièrement cohérents.

Un bon projet présenté trop tôt, avec des chiffres incomplets ou un besoin de financement mal défini, peut être refusé. À l’inverse, un dossier bien préparé permet à la banque de comprendre rapidement le risque qu’elle prend et la logique économique de l’opération.

Quel est le taux d’un prêt professionnel en juillet 2026 ?

Il n’existe pas de taux unique applicable à tous les prêts professionnels.

Les dernières statistiques détaillées publiées en juillet 2026 portent sur les crédits accordés en mai 2026. Le taux moyen des nouveaux crédits bancaires aux sociétés non financières s’élevait alors à 3,54 %. Pour les PME et les entreprises dont la taille n’était pas déterminée, la moyenne ressortait à 3,53 %.

Ces chiffres donnent une tendance nationale, mais ils ne constituent pas un barème bancaire.

Le taux proposé à une entreprise dépend notamment :

  • de la nature du projet ;
  • du montant et de la durée du financement ;
  • de l’ancienneté de l’entreprise ;
  • de son chiffre d’affaires et de sa rentabilité ;
  • du secteur d’activité ;
  • de l’expérience du dirigeant ;
  • du niveau d’apport ;
  • des garanties ;
  • de la qualité globale du dossier.

Une entreprise rentable qui finance une machine facilement identifiable ne sera pas analysée de la même manière qu’une société en création qui souhaite financer des travaux, un stock de départ et plusieurs mois de trésorerie.

Il faut également comparer les autres éléments du crédit : frais de dossier, coût de la garantie, caution personnelle, assurance, indemnités de remboursement anticipé, différé et services bancaires imposés.

Le taux le plus bas n’est donc pas toujours synonyme de meilleure offre.

Qu’est-ce qu’un courtier en financement professionnel ?

Le courtier en financement professionnel accompagne les entrepreneurs et les entreprises dans la recherche d’un crédit adapté à leur projet.

Il peut intervenir pour analyser le besoin, structurer le plan de financement, préparer le dossier bancaire, sélectionner les établissements à solliciter et comparer les propositions obtenues.

Lorsqu’il intervient dans la présentation ou la conclusion d’un crédit, il relève généralement du statut d’intermédiaire en opérations de banque et en services de paiement, ou IOBSP. Il doit être immatriculé à l’ORIAS et respecter plusieurs conditions professionnelles, notamment en matière de capacité, d’honorabilité et d’assurance de responsabilité civile professionnelle. Son activité peut être contrôlée par l’ACPR.

Le courtier ne prête pas directement l’argent. Il ne remplace ni la banque, ni l’expert-comptable, ni l’avocat ou le notaire.

Son rôle est différent : il fait le lien entre le projet de l’entrepreneur et les critères d’analyse des établissements financiers.

Pourquoi passer par un courtier pour un prêt professionnel ?

En matière de crédit immobilier, le courtier est souvent associé à la négociation du taux. En financement professionnel, son intervention est généralement plus large.

Avant même de contacter une banque, il faut répondre à plusieurs questions :

  • Quel est le besoin réel de financement ?
  • Quelle société doit emprunter ?
  • Quelle part doit être apportée par le dirigeant ?
  • Faut-il financer le matériel par un prêt ou un crédit-bail ?
  • Le besoin de trésorerie a-t-il été correctement évalué ?
  • La capacité de remboursement est-elle suffisante ?
  • Le prix d’acquisition est-il cohérent avec la rentabilité ?
  • Quelle garantie pourra être proposée à la banque ?

Le courtier doit repérer les éventuelles faiblesses du dossier avant sa transmission. Il peut ainsi demander un document complémentaire, revoir certaines hypothèses ou conseiller de modifier le montage.

Cette préparation évite d’envoyer le même dossier à plusieurs banques sans avoir traité la véritable cause d’un éventuel refus.

Quels projets peuvent être financés par un prêt professionnel ?

Le financement professionnel peut intervenir à chaque étape de la vie d’une entreprise.

La création d’entreprise

Une création d’entreprise peut nécessiter le financement :

  • du matériel ;
  • des machines ;
  • des véhicules ;
  • des travaux d’aménagement ;
  • du mobilier ;
  • de l’informatique ;
  • du stock initial ;
  • des frais de lancement ;
  • du besoin de trésorerie.

La difficulté tient au fait que l’entreprise ne possède encore aucun historique comptable. La banque doit donc se projeter à partir du business plan, du prévisionnel financier, de l’étude de marché et de l’expérience du porteur de projet.

Les chiffres doivent être réalistes et expliqués. Prévoir un chiffre d’affaires élevé sans préciser comment les clients seront trouvés affaiblira fortement le dossier.

La reprise d’un fonds de commerce

Lors d’une reprise, la banque peut financer le prix du fonds, le matériel, certains travaux et une partie des besoins liés au redémarrage de l’activité.

Elle analyse notamment :

  • les trois derniers bilans du fonds ;
  • l’évolution du chiffre d’affaires ;
  • les marges ;
  • la rémunération actuelle du cédant ;
  • le niveau des charges ;
  • le prix de vente ;
  • l’expérience du repreneur ;
  • les investissements à prévoir après la reprise.

Les performances passées sont importantes, mais elles ne suffisent pas. La banque doit aussi être convaincue que le repreneur pourra maintenir ou améliorer l’activité.

Le rachat de parts sociales ou d’actions

Le rachat des titres d’une société est généralement plus technique que l’achat d’un fonds de commerce.

L’acquéreur reprend la société avec ses actifs, ses contrats, ses salariés, ses engagements et ses risques éventuels. Une analyse juridique, fiscale et comptable approfondie est donc indispensable.

L’opération peut être réalisée directement ou au moyen d’une société holding. Dans ce cas, le remboursement du financement dépend souvent de la capacité de la société reprise à verser des dividendes à la holding.

Le montage doit impérativement être validé par les professionnels compétents, notamment l’expert-comptable et l’avocat.

L’achat de murs professionnels

Un financement professionnel peut permettre d’acquérir :

  • un local commercial ;
  • des bureaux ;
  • un cabinet ;
  • un atelier ;
  • un entrepôt ;
  • un bâtiment industriel ;
  • un immeuble destiné à l’exploitation.

Les murs peuvent être achetés directement par l’entreprise, par le dirigeant ou par une société civile immobilière.

Ces solutions n’ont pas les mêmes conséquences fiscales, patrimoniales et bancaires. La structure juridique doit donc être décidée avant la présentation du financement.

Le loyer versé par l’entreprise à une SCI ne doit pas être fixé uniquement pour couvrir la mensualité du prêt. Il doit rester cohérent avec la valeur locative du bien et avec la capacité financière de l’entreprise exploitante.

Le matériel et les véhicules

Les machines, véhicules, équipements médicaux, installations techniques et outils informatiques peuvent être financés par un prêt amortissable ou par un crédit-bail.

Dans le cadre du crédit-bail, l’organisme financier achète le bien et le loue à l’entreprise. Une option d’achat peut permettre à cette dernière d’en devenir propriétaire à la fin du contrat.

Le choix dépend notamment de la durée d’utilisation du bien, de sa valeur de revente, de la trésorerie de l’entreprise et du traitement comptable recherché.

Les travaux professionnels

Les travaux peuvent concerner un local commercial, un cabinet, un restaurant, un atelier ou des bureaux.

La banque demandera généralement des devis détaillés. Elle cherchera également à savoir qui est propriétaire du local, quelle est la durée du bail et si les autorisations administratives nécessaires ont été obtenues.

Investir une somme importante dans un local loué avec un bail trop court ou mal sécurisé peut constituer un point de blocage.

Le besoin en fonds de roulement et la trésorerie

Une entreprise peut être rentable sur le papier et manquer pourtant de liquidités.

Cela arrive lorsqu’elle doit payer ses fournisseurs, ses salariés, son stock et ses charges avant d’encaisser ses clients.

Le besoin en fonds de roulement dépend notamment :

  • des délais de paiement des clients ;
  • des délais accordés par les fournisseurs ;
  • du niveau de stock ;
  • de la saisonnalité ;
  • de la TVA ;
  • des charges sociales et fiscales.

Selon la situation, le besoin peut être financé par une ligne de trésorerie, un découvert autorisé, une mobilisation de créances ou de l’affacturage.

L’affacturage permet à une entreprise de céder ses factures professionnelles à un organisme spécialisé afin d’obtenir plus rapidement les fonds correspondants, sans attendre l’échéance normale de paiement.

Une demande de trésorerie doit toujours être expliquée. Financer une croissance rapide n’est pas la même chose que combler chaque année des pertes récurrentes.

Quel apport faut-il pour obtenir un prêt professionnel ?

Il n’existe pas de pourcentage légal d’apport applicable à tous les projets professionnels.

Dans les faits, l’apport rassure la banque. Il montre que le dirigeant prend lui-même une part du risque et permet de financer les dépenses que les banques acceptent moins facilement de prendre en charge.

Pour une création d’entreprise, Bpifrance Création indique qu’un apport personnel d’environ 30 % du besoin global est habituellement demandé. Il s’agit toutefois d’un ordre de grandeur, et non d’une règle automatique.

Le niveau nécessaire varie selon :

  • le secteur d’activité ;
  • le montant du projet ;
  • l’expérience du dirigeant ;
  • les actifs financés ;
  • la rentabilité attendue ;
  • les garanties mobilisables ;
  • la part consacrée au stock ou à la trésorerie.

L’apport ne doit pas forcément provenir uniquement de l’épargne personnelle. Il peut être complété par un compte courant d’associé, un prêt d’honneur, une augmentation de capital ou, dans une reprise, un crédit vendeur.

Il faut également éviter d’investir l’intégralité de son épargne dans le projet. Conserver une réserve de sécurité peut être indispensable pour faire face aux premiers imprévus.

Quelles solutions peuvent compléter le prêt bancaire ?

Un financement professionnel repose souvent sur plusieurs ressources complémentaires.

Le prêt d’honneur

Le prêt d’honneur est accordé personnellement au créateur ou au repreneur. Il est généralement consenti sans garantie personnelle et sans intérêts.

Il peut servir à renforcer l’apport du porteur de projet et faciliter l’obtention d’un crédit bancaire principal. Les conditions et les montants varient selon les organismes et les dispositifs locaux.

Le crédit vendeur

Dans le cadre d’une reprise, le cédant peut accepter que l’acquéreur règle une partie du prix de manière différée.

Le crédit vendeur permet de réduire le montant demandé immédiatement à la banque. Il peut aussi constituer un signal positif, puisque le vendeur conserve une partie du risque lié à l’opération.

Ses modalités doivent être clairement définies : montant, durée, calendrier de remboursement, taux éventuel et garanties.

Les dispositifs de garantie

Une garantie ne remplace pas le crédit. Elle couvre une partie du risque supporté par la banque en cas de défaillance de l’entreprise.

Sous certaines conditions, une garantie Bpifrance peut couvrir jusqu’à 60 % du financement bancaire d’une création ou d’une reprise.

L’existence d’une garantie ne signifie cependant pas que le dirigeant est automatiquement dispensé de toute caution personnelle. Les deux sujets doivent être analysés séparément.

L’ARCE

Un créateur ou repreneur inscrit auprès de France Travail peut, sous certaines conditions, percevoir une partie de ses droits à l’assurance chômage sous forme de capital.

L’ARCE peut représenter 60 % du reliquat des droits à l’allocation chômage. Elle peut participer à la constitution de l’apport ou au financement du démarrage de l’activité.

Comment la banque analyse-t-elle un dossier professionnel ?

La banque cherche principalement à savoir si le projet pourra rembourser le crédit sans fragiliser l’activité.

Elle étudie plusieurs dimensions.

Le dirigeant

La banque s’intéresse à son expérience, à ses compétences techniques, à ses capacités de gestion et à sa connaissance du secteur.

Un bon prévisionnel ne compensera pas toujours une absence totale d’expérience. À l’inverse, un professionnel expérimenté devra malgré tout présenter un projet financièrement viable.

Le modèle économique

Le dossier doit expliquer simplement :

  • ce que l’entreprise vend ;
  • à quels clients ;
  • à quel prix ;
  • avec quelle marge ;
  • par quels moyens elle trouve ses clients ;
  • qui sont ses concurrents ;
  • pourquoi son offre peut fonctionner.

Un business plan efficace ne cherche pas à impressionner par sa longueur. Il permet à une personne extérieure de comprendre rapidement comment l’entreprise gagnera de l’argent.

Le chiffre d’affaires prévisionnel

Le chiffre d’affaires doit être construit à partir d’hypothèses vérifiables : nombre de clients, panier moyen, taux d’occupation, capacité de production ou contrats déjà signés.

Une simple progression annuelle exprimée en pourcentage n’est pas suffisante si elle ne repose sur aucun élément concret.

La rentabilité et la capacité de remboursement

La banque vérifie si l’activité dégagera suffisamment de ressources pour payer les charges, rémunérer le dirigeant et rembourser les emprunts.

Pour une entreprise existante, elle analyse les bilans, les comptes de résultat, la capacité d’autofinancement, les dettes et l’évolution de la trésorerie.

Pour une création, elle teste la solidité des hypothèses du prévisionnel.

Le besoin en fonds de roulement

C’est un point régulièrement sous-estimé.

Une entreprise peut réaliser des ventes tout en rencontrant des difficultés si elle encaisse trop tard ou doit constituer un stock important.

Un projet qui prévoit uniquement le prix du matériel et des travaux, sans intégrer le financement du démarrage, risque de manquer de trésorerie dès les premiers mois.

Les garanties

Selon la nature du financement, la banque peut demander une caution personnelle, un nantissement, un gage sur le matériel, une hypothèque ou l’intervention d’un organisme de garantie.

La garantie ne doit pas être confondue avec la capacité de remboursement. Une banque ne finance normalement pas un projet non viable uniquement parce qu’elle dispose d’une sûreté.

Quels documents préparer pour une demande de financement professionnel ?

La liste exacte dépend de la nature du projet, de la société et de son ancienneté.

Pour le dirigeant, il peut être demandé :

  • une pièce d’identité ;
  • un curriculum vitae ;
  • les diplômes ou qualifications utiles ;
  • les avis d’imposition ;
  • une situation patrimoniale ;
  • les relevés de comptes personnels ;
  • les tableaux d’amortissement des crédits en cours ;
  • les justificatifs de l’apport.

Pour l’entreprise :

  • les statuts ou le projet de statuts ;
  • l’extrait Kbis ;
  • les derniers bilans ;
  • une situation comptable intermédiaire ;
  • les relevés bancaires professionnels ;
  • le détail des emprunts ;
  • les attestations fiscales et sociales ;
  • le carnet de commandes ;
  • les principaux contrats.

Pour le projet :

  • le business plan ;
  • le prévisionnel financier ;
  • le plan de financement ;
  • le plan de trésorerie ;
  • les devis ;
  • le bail commercial ;
  • le compromis de vente ;
  • le protocole de cession ;
  • l’évaluation du fonds ou de la société ;
  • les autorisations administratives.

Un dossier incomplet ne conduit pas toujours à un refus immédiat. Il peut néanmoins ralentir l’instruction et donner l’impression que le projet n’est pas suffisamment préparé.

Comment se déroule l’accompagnement d’un courtier professionnel ?

1. L’analyse du projet

Le courtier commence par comprendre ce qui doit être financé, qui empruntera, quel est le calendrier et quelles ressources sont déjà disponibles.

Cette première étape permet d’identifier les éventuelles incohérences avant de contacter les banques.

2. La construction du plan de financement

Le besoin est détaillé poste par poste : acquisition, frais, travaux, matériel, stock, trésorerie et marge de sécurité.

Les ressources sont ensuite réparties entre l’apport, les prêts, le crédit-bail et les éventuels financements complémentaires.

3. L’étude de la faisabilité

Le courtier vérifie la cohérence du prévisionnel, la capacité de remboursement, le niveau d’apport et la qualité des justificatifs.

Il doit également être capable de dire qu’un projet n’est pas encore présentable et d’expliquer pourquoi.

4. La sélection des banques

Toutes les banques n’ont pas les mêmes critères ni les mêmes priorités.

Certaines connaissent mieux les professions libérales, d’autres les commerces, l’artisanat, l’immobilier professionnel ou la reprise d’entreprise.

L’objectif n’est pas d’envoyer le dossier au plus grand nombre d’établissements possible, mais de cibler ceux dont la politique correspond au projet.

5. La présentation et la négociation

Le courtier présente le dossier et répond aux demandes complémentaires des banques.

La négociation peut porter sur le taux, mais aussi sur :

  • la durée ;
  • le différé ;
  • la garantie ;
  • la caution personnelle ;
  • les frais ;
  • l’assurance ;
  • les indemnités de remboursement anticipé ;
  • la domiciliation des flux.

6. Le suivi jusqu’au déblocage

Un accord bancaire est souvent assorti de conditions : création de la société, justification de l’apport, obtention d’une garantie, signature du bail ou production d’une situation comptable récente.

Le courtier suit le dossier jusqu’à la signature des contrats et à la mise à disposition des fonds.

Combien coûte un courtier en financement professionnel ?

Les honoraires dépendent du montant, de la nature du financement et de la complexité du dossier.

La rémunération peut comprendre des honoraires payés par le client, une commission bancaire ou les deux, à condition que les modalités soient clairement expliquées dans les documents contractuels.

Dans le cadre classique d’une intermédiation visant à obtenir un prêt, aucun frais de recherche, de dossier ou d’entremise ne peut être encaissé avant le versement effectif des fonds prêtés. Cette règle est prévue par l’article L. 519-6 du Code monétaire et financier.

Les honoraires ne rémunèrent pas uniquement une négociation de taux. Ils correspondent également au temps consacré à l’analyse, à la structuration, à la présentation et au suivi du financement.

Peut-on consulter un courtier après un refus bancaire ?

Oui. Mais il faut éviter de transmettre immédiatement le même dossier à d’autres établissements.

La première étape consiste à comprendre la cause du refus :

  • apport insuffisant ;
  • rentabilité trop faible ;
  • prix d’acquisition trop élevé ;
  • manque d’expérience ;
  • prévisionnel peu crédible ;
  • besoin de trésorerie sous-évalué ;
  • secteur jugé trop risqué ;
  • incidents bancaires ;
  • garanties insuffisantes.

Certaines difficultés peuvent être corrigées. D’autres nécessitent de réduire le projet, d’augmenter l’apport, de négocier le prix ou d’attendre une amélioration des résultats.

Lorsqu’une entreprise rencontre une difficulté de financement bancaire, elle peut également saisir la Médiation du crédit. Ce dispositif de la Banque de France est accessible aux entreprises de toutes tailles et peut notamment intervenir en cas de refus de crédit, de suppression d’une ligne de trésorerie ou de difficulté avec un crédit-bailleur.

Pourquoi faut-il anticiper la recherche de financement ?

Une demande de prêt professionnel ne doit pas commencer quelques jours avant la date prévue pour signer ou payer.

Il faut prévoir le temps nécessaire pour :

  • finaliser le business plan ;
  • obtenir les documents comptables ;
  • chiffrer précisément les investissements ;
  • négocier le prix ;
  • préparer les actes juridiques ;
  • interroger les banques ;
  • obtenir une garantie ;
  • lever les conditions de l’accord.

Lors de l’achat d’un fonds de commerce, de titres ou de murs professionnels, les avant-contrats doivent contenir des conditions suspensives correspondant au financement réellement recherché.

Une condition mal rédigée, avec un montant ou une durée incohérents, peut mettre l’acquéreur en difficulté si le financement n’est pas obtenu.

Financement professionnel à Nancy, Metz, Thionville et partout en France

Courtage et Vous accompagne les entrepreneurs, commerçants, artisans, professions libérales et dirigeants dans la préparation et la recherche de leurs financements professionnels.

L’accompagnement peut notamment concerner :

  • une création d’entreprise ;
  • une reprise de fonds de commerce ;
  • un rachat de titres ;
  • l’achat de murs professionnels ;
  • le financement de matériel ;
  • des travaux ;
  • un véhicule professionnel ;
  • un projet de développement ;
  • un besoin de trésorerie structuré.

Notre intervention vise à construire un dossier cohérent, à anticiper les questions des banques et à comparer les solutions dans leur ensemble.

Les rendez-vous peuvent être réalisés dans les secteurs de Nancy, Metz et Thionville, ainsi qu’à distance pour les projets situés partout en France.

FAQ sur le financement professionnel

Peut-on obtenir un prêt professionnel sans apport ?

Cela reste possible dans certaines situations, mais les banques demandent généralement une participation du dirigeant, surtout pour une création ou une reprise. L’absence d’apport devra être compensée par une forte rentabilité, une expérience solide, des garanties ou des financements complémentaires.

Peut-on obtenir un prêt professionnel sans bilan ?

Oui. Une entreprise en création ne possède pas encore de bilan. La banque s’appuie alors sur le business plan, le prévisionnel, l’expérience du dirigeant, son apport et la réalité du marché visé.

Quelle est la durée d’un prêt professionnel ?

La durée dépend du bien financé. Un véhicule ou du matériel sera généralement financé sur une durée plus courte qu’un fonds de commerce ou qu’un immeuble professionnel.

La banque peut-elle financer 100 % du projet ?

Oui, dans certaines configurations, mais ce n’est pas systématique. Les frais, le stock, la trésorerie de départ et les dépenses incorporelles nécessitent souvent un apport ou une ressource complémentaire.

Le courtier peut-il garantir l’obtention du prêt ?

Non. La décision finale appartient à la banque. Le courtier peut améliorer la présentation, le ciblage et la négociation du dossier, mais il ne peut pas imposer un accord.

Peut-on financer une franchise ?

Oui. La banque analyse le réseau, le contrat de franchise, les droits d’entrée, le local, les investissements nécessaires et l’expérience du franchisé. Le prévisionnel doit rester adapté à l’emplacement et au projet réel.

Une caution personnelle est-elle obligatoire ?

Elle est fréquente, mais elle n’est pas systématiquement exigée. Son montant, sa durée et son périmètre doivent être lus attentivement et peuvent parfois être négociés.

Le courtier sert-il uniquement à négocier le taux ?

Non. En financement professionnel, la structuration du projet, l’apport, la trésorerie, la durée et les garanties sont souvent plus déterminants que quelques centièmes de point sur le taux.

Peut-on financer l’achat d’un entrepôt sans être propriétaire de sa résidence principale ?

Le fait de ne pas être propriétaire de sa résidence principale n’interdit pas juridiquement le financement. La banque analysera surtout la destination du bien, la structure emprunteuse, la rentabilité du projet, l’apport, les garanties et la capacité de remboursement. Selon le projet, l’achat pourra relever d’un financement immobilier professionnel plutôt que d’un crédit à la consommation.

Vous avez un projet de financement professionnel ?

Courtage et Vous vous accompagne pour structurer votre besoin, préparer un dossier cohérent et rechercher une solution adaptée auprès des établissements bancaires.

L’accompagnement est proposé à Nancy, Metz, Thionville, dans toute la Lorraine et à distance partout en France.

Sources

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