
Regroupement de crédits : combien coûte réellement la baisse des mensualités ?
- Geoffrey Hochlander
- Conseil Financier, Courtage, Courtage et Vous, Immobilier
Article vérifié et mis à jour en octobre 2026 par Courtage et Vous, courtier en regroupement de crédits à Nancy, Metz et Thionville, avec accompagnement à distance partout en France.
Réponse rapide. Un regroupement de crédits peut réduire fortement les mensualités en allongeant la durée de remboursement. Cette baisse n’est donc pas nécessairement une économie : le coût total peut augmenter en raison des intérêts supplémentaires, des frais, de l’assurance et des garanties. Pour évaluer l’opération, il faut comparer le montant restant à payer sur les crédits actuels avec le coût total du nouveau financement.
Réduire ses mensualités de 30 %, 40 % ou parfois davantage peut sembler immédiatement avantageux. Pourtant, en matière de regroupement de crédits, une mensualité plus faible ne signifie pas nécessairement un crédit moins cher.
Dans de nombreux cas, la diminution de la charge mensuelle est obtenue en allongeant la durée de remboursement. Conséquence : l’emprunteur retrouve davantage de marge chaque mois, mais peut payer des intérêts pendant plus longtemps et supporter de nouveaux frais.
La vraie question n’est donc pas seulement :
« De combien mes mensualités vont-elles baisser ? »
mais plutôt :
« Combien cette baisse va-t-elle me coûter au total et est-elle réellement adaptée à ma situation ? »
C’est précisément le calcul que nous allons détailler.
L’essentiel à retenir
Le regroupement de crédits consiste à faire rembourser plusieurs dettes ou crédits existants par un nouveau financement.
Il peut permettre :
- de réduire les remboursements mensuels ;
- de regrouper plusieurs échéances en une seule ;
- de simplifier la gestion du budget ;
- d’adapter la durée du remboursement aux revenus du foyer ;
- dans certaines situations, de dégager une capacité financière pour un nouveau projet.
Mais la diminution de la mensualité est fréquemment obtenue en contrepartie d’un allongement de la durée de remboursement.
Le Code de la consommation prévoit d’ailleurs que, si l’opération entraîne un allongement de la durée ou une augmentation du coût total du crédit, le prêteur ou l’intermédiaire doit en informer l’emprunteur.
Une bonne opération de regroupement de crédits ne doit donc pas être jugée uniquement sur la nouvelle mensualité. Elle doit être analysée sur son coût global, sa durée et son impact réel sur le budget.
Qu’est-ce qu’un regroupement de crédits ?
Le regroupement de crédits, également appelé couramment rachat de crédits, consiste à remplacer plusieurs créances existantes par un nouveau crédit.
Il peut notamment concerner :
- un prêt personnel ;
- un crédit automobile ;
- un crédit travaux ;
- un ou plusieurs crédits renouvelables ;
- un prêt immobilier ;
- certaines autres dettes pouvant être intégrées à l’opération selon le dossier.
L’objectif n’est pas nécessairement de rechercher le taux le plus bas.
Il s’agit souvent de restructurer l’endettement du foyer afin d’obtenir une échéance compatible avec son budget.
Sur le site de Courtage et Vous, nous insistons volontairement sur cette distinction : le regroupement de crédits est un outil de restructuration financière, pas une création de pouvoir d’achat.
La réglementation interdit d’ailleurs qu’une publicité laisse entendre qu’un regroupement de crédits augmente les ressources ou améliore mécaniquement la situation financière de l’emprunteur.
Pourquoi une mensualité peut-elle fortement diminuer ?
Le principe est assez simple.
Prenons un foyer qui rembourse actuellement plusieurs crédits sur des durées différentes.
Il peut avoir simultanément :
- un crédit automobile encore sur 3 ans ;
- un prêt personnel sur 4 ans ;
- un crédit travaux ;
- éventuellement un crédit immobilier sur une durée beaucoup plus longue.
Le cumul de toutes ces échéances peut représenter une charge mensuelle importante.
Le regroupement consiste à rembourser les crédits concernés puis à repartir sur un seul nouveau financement, généralement avec une durée différente.
Lorsque cette nouvelle durée est plus longue, le capital est réparti sur davantage de mensualités.
La mensualité diminue.
Mais le remboursement dure plus longtemps.
Et c’est précisément là que se situe le coût de l’opération.
Exemple concret : près de 50 % de mensualité en moins… mais à quel prix ?
Prenons volontairement un exemple simplifié.
Un ménage dispose aujourd’hui de deux crédits :
| Crédit en cours | Capital restant dû | Durée restante | Taux hypothétique | Mensualité approximative |
|---|---|---|---|---|
| Prêt personnel | 25 000 € | 36 mois | 6 % | 761 € |
| Second prêt | 15 000 € | 48 mois | 7 % | 359 € |
| Total actuel | 40 000 € | environ 1 120 €/mois au départ |
S’ils sont conservés jusqu’à leur terme, ces deux crédits représentent environ 44 621 € de remboursements restant à effectuer, hors assurance éventuelle.
Imaginons maintenant un regroupement de crédits.
Le nouveau financement porte, à titre purement pédagogique, sur 42 000 €, comprenant les 40 000 € de capitaux restant dus et 2 000 € de frais divers financés.
Hypothèse :
- montant financé : 42 000 € ;
- durée : 96 mois ;
- taux débiteur hypothétique : 7 % ;
- hors assurance ;
- mensualité : environ 573 €.
Avant le regroupement
Mensualités cumulées au départ : environ 1 120 €.
Après le regroupement
Nouvelle mensualité : environ 573 €.
La baisse immédiate atteint donc environ :
547 € par mois, soit près de 49 %.
À première vue, le résultat paraît spectaculaire.
Mais ce n’est qu’une partie de l’histoire.
Comparons maintenant le coût total
Sans regroupement, les remboursements restant à effectuer représentent environ :
44 621 €.
Avec notre regroupement hypothétique sur 96 mois :
573 € × 96 mois ≈ 54 971 €.
Soit environ :
10 350 € de remboursements supplémentaires par rapport à la poursuite théorique des deux crédits existants.
Pourquoi ?
Principalement parce que :
- la durée maximale restante passe de 48 mois à 96 mois ;
- des frais ont été ajoutés au nouveau financement ;
- des intérêts sont désormais payés pendant huit ans.
La mensualité a presque été divisée par deux, mais le coût global a augmenté.
Cet exemple est volontairement simplifié et ne constitue évidemment pas une offre de financement. Le résultat réel dépend du capital restant dû, des taux des crédits existants, des durées, du nouveau taux, de l’assurance, des frais et des garanties.
Il illustre néanmoins le mécanisme fondamental du regroupement de crédits :
on échange souvent une partie du coût futur contre davantage de souplesse budgétaire immédiate.
Vous voulez mesurer le vrai coût de la baisse de vos mensualités ? Une étude personnalisée compare le capital repris, la durée, les frais et le montant total à rembourser.
Baisser ses mensualités n’est donc pas forcément « économiser »
C’est probablement le point le plus important de cet article.
Il faut distinguer trois notions :
1. La mensualité
C’est ce qui sort chaque mois du compte bancaire.
2. La durée
C’est le nombre de mois ou d’années pendant lesquels cette mensualité sera payée.
3. Le coût total
C’est l’ensemble des intérêts et coûts associés au financement.
Une mensualité de 500 € pendant 15 ans peut évidemment coûter davantage qu’une mensualité de 800 € pendant 7 ans.
C’est pourquoi une comparaison sérieuse ne peut pas se limiter à :
1 200 € avant → 650 € après.
Le Code de la consommation impose d’ailleurs un encadrement spécifique : lorsqu’une publicité compare les anciennes échéances avec la nouvelle mensualité issue d’un regroupement, elle doit également faire apparaître les coûts totaux correspondants.
Quels frais faut-il intégrer au calcul ?
Le coût réel d’un regroupement ne se limite pas au taux nominal annoncé.
Il faut notamment examiner les éléments suivants.
Les intérêts du nouveau crédit
C’est généralement le poste le plus important.
Plus la durée est longue, plus les intérêts peuvent s’accumuler, même avec un taux qui paraît raisonnable.
Les indemnités de remboursement anticipé des anciens crédits
Les anciens prêts sont généralement remboursés avant leur échéance initiale.
Des indemnités peuvent alors être dues.
Pour certains crédits à la consommation, lorsqu’elles sont applicables, les indemnités sont encadrées et ne peuvent notamment dépasser 1 % du montant remboursé lorsque la durée restante dépasse un an, ou 0,5 % lorsque cette durée est inférieure à un an. Elles ne peuvent être réclamées que dans les conditions prévues par la réglementation, notamment lorsque les remboursements anticipés concernés dépassent 10 000 € sur douze mois.
Pour un prêt immobilier à taux fixe, l’indemnité de remboursement anticipé est également plafonnée. Elle ne peut dépasser six mois d’intérêts sur le capital remboursé au taux moyen du prêt, ni 3 % du capital restant dû avant remboursement.
Les contrats doivent donc être vérifiés individuellement.
Les frais de dossier
Le nouvel établissement prêteur peut facturer des frais liés à la constitution et au traitement du nouveau financement.
Ils doivent être intégrés dans l’analyse globale.
Les frais d’intermédiation ou de courtage
Lorsqu’un intermédiaire intervient dans la recherche et le montage du financement, des honoraires peuvent être prévus.
Lorsqu’ils conditionnent l’octroi du crédit, les frais versés ou dus à l’intermédiaire font partie des éléments pris en compte dans le TAEG.
Les frais de garantie
Selon le montage retenu, une garantie peut être demandée.
Dans certaines opérations intégrant de l’immobilier, il peut notamment s’agir d’une garantie hypothécaire.
Une opération garantie par une hypothèque ou une sûreté comparable sur un bien immobilier à usage d’habitation relève des règles du crédit immobilier, quel que soit son objet.
Ces opérations peuvent générer des coûts supplémentaires.
Les éventuels frais de mainlevée
Lorsqu’un ancien prêt est garanti par une hypothèque, son remboursement anticipé peut, dans certaines situations, nécessiter une mainlevée.
Cette opération est réalisée par acte notarié et génère des frais à la charge de l’emprunteur.
Le coût de l’assurance emprunteur
Lorsque le nouveau crédit est assuré, il faut également intégrer le coût de cette assurance dans la comparaison.
L’assurance mérite une attention particulière.
En remboursant les anciens crédits, leurs assurances prennent fin. Une nouvelle assurance peut être proposée pour le regroupement, avec un tarif et des garanties différents.
Le Code de la consommation prévoit d’ailleurs une information spécifique sur ce sujet : le nouvel emprunteur peut éventuellement bénéficier de garanties moins favorables, notamment en raison d’une évolution de sa situation personnelle, de nouvelles franchises ou de nouveaux délais de carence.
Le TAEG est plus intéressant à regarder que le seul taux nominal
Pour comparer deux solutions, le taux débiteur ne suffit pas.
Le TAEG — taux annuel effectif global — est conçu pour représenter plus largement le coût du financement.
Il peut notamment intégrer :
- les intérêts ;
- les frais de dossier ;
- certains frais d’intermédiation ;
- les assurances obligatoires ;
- les garanties obligatoires ;
- certains autres frais nécessaires à l’obtention du financement.
Le ministère de l’Économie rappelle que le TAEG constitue l’indicateur permettant de comparer le coût de plusieurs offres de crédit.
Mais dans un regroupement de crédits, nous recommandons d’aller encore plus loin.
Il faut comparer :
ce qu’il reste réellement à payer aujourd’hui si vous ne faites rien
avec :
tout ce que vous paierez avec la nouvelle opération.
Le document « avant / après » est essentiel
La réglementation impose, pour les opérations concernées, un document d’information permettant à l’emprunteur d’évaluer le bilan économique du regroupement.
Ce document doit notamment faire apparaître les informations relatives aux crédits repris :
- capital restant dû ;
- mensualités ;
- durée restante ;
- estimation du remboursement anticipé ;
- éventuelles indemnités ;
- éventuels frais de mainlevée ;
- autres dettes intégrées.
Il doit également permettre d’évaluer les caractéristiques économiques du nouveau financement.
Et surtout :
si l’opération augmente le coût total ou allonge la durée de remboursement, cela doit être indiqué.
Chez Courtage et Vous, c’est précisément cette comparaison qui doit permettre de répondre à la question essentielle :
la baisse de mensualité justifie-t-elle le coût supplémentaire éventuel ?
Regroupement de crédits consommation ou immobilier : quelle différence ?
Le régime juridique du nouveau financement dépend notamment de la composition de l’opération.
Lorsque des crédits immobiliers sont intégrés avec d’autres crédits, le Code de la consommation prévoit un seuil de 60 % du montant total de l’opération.
Lorsque la part immobilière dépasse ce seuil, le financement relève du régime du crédit immobilier.
Par ailleurs, une opération garantie par une hypothèque ou une sûreté comparable sur un logement relève du régime du crédit immobilier, quel que soit son objet.
Cette qualification n’est pas anodine.
Elle influence notamment :
- les documents contractuels ;
- les délais applicables ;
- certaines modalités d’information ;
- les garanties ;
- le montage global du dossier.
Faut-il intégrer son prêt immobilier dans le regroupement ?
Pas systématiquement.
C’est même un point qui mérite une analyse particulièrement attentive.
Imaginez un emprunteur qui détient :
- un ancien crédit immobilier obtenu à un taux particulièrement faible ;
- plusieurs crédits à la consommation plus coûteux.
Regrouper absolument tous les crédits pourrait conduire à remplacer le prêt immobilier avantageux par un nouveau financement plus cher.
Dans certains dossiers, il peut donc être préférable d’étudier un montage laissant le prêt immobilier existant en place et restructurant uniquement certaines autres dettes.
Dans d’autres situations, au contraire, l’intégration du prêt immobilier peut être cohérente.
Il n’existe pas de réponse universelle : c’est le bilan économique global qui doit décider.
Et les crédits renouvelables ?
Ils peuvent être intégrés dans un regroupement.
Lorsque le regroupement rembourse intégralement un crédit renouvelable, le prêteur rembourse directement l’établissement d’origine et doit rappeler à l’emprunteur qu’il peut résilier le contrat correspondant ; il doit également lui proposer d’adresser gratuitement la demande de résiliation signée.
Cette résiliation mérite d’être étudiée sérieusement.
Conserver plusieurs réserves de crédit disponibles immédiatement après une restructuration peut recréer progressivement l’endettement que l’opération venait précisément de réduire.
Dans quelles situations le regroupement de crédits peut-il être pertinent ?
Il peut notamment avoir du sens lorsque plusieurs échéances pèsent excessivement sur le budget alors que les revenus du foyer permettent encore de supporter durablement une mensualité restructurée.
Il peut également être envisagé lorsqu’un événement modifie l’équilibre financier :
- baisse durable de revenus ;
- séparation ;
- arrivée d’un enfant ;
- passage à la retraite ;
- accumulation de crédits successifs ;
- mensualités concentrées sur quelques années ;
- besoin de retrouver une marge mensuelle suffisante.
L’intérêt doit cependant toujours être apprécié après analyse complète du budget.
Quand le regroupement de crédits est-il déconseillé ?
Il existe des situations dans lesquelles la baisse de mensualité affichée ne justifie pas l’opération.
Lorsque les crédits sont presque terminés
Refinancer sur dix ans un crédit qui aurait disparu dans dix-huit ou vingt-quatre mois peut être économiquement défavorable.
La baisse immédiate des mensualités peut alors masquer un allongement considérable du remboursement.
Lorsque le coût supplémentaire est disproportionné
Passer de 1 000 € à 700 € par mois peut apporter du confort.
Mais si cette baisse de 300 € oblige à payer plusieurs dizaines de milliers d’euros supplémentaires, il faut sérieusement se demander si le gain budgétaire justifie ce coût.
Lorsqu’un excellent prêt immobilier serait inutilement refinancé
Un crédit immobilier ancien à faible taux constitue parfois un financement particulièrement intéressant.
Le remplacer doit être justifié par l’économie globale du montage et non par la seule volonté de n’avoir plus qu’une mensualité.
Lorsque le problème budgétaire est temporaire
Avant de refinancer une dette sur une longue période, il peut être utile d’examiner d’autres possibilités : modulation, report prévu au contrat, réduction temporaire de certaines dépenses ou réorganisation du budget.
Une difficulté de quelques mois ne justifie pas nécessairement un nouvel engagement de plusieurs années.
Lorsque le budget reste déficitaire même après l’opération
C’est un point fondamental.
Si, une fois la mensualité réduite, les revenus restent insuffisants pour régler durablement les charges courantes et les dettes, un nouveau crédit ne résout pas nécessairement la difficulté.
La Banque de France définit le surendettement comme la situation dans laquelle une personne ou un ménage se trouve dans l’impossibilité manifeste de faire face à ses charges et à ses dettes courantes non professionnelles.
Dans une telle situation, il convient d’analyser les alternatives appropriées plutôt que d’ajouter mécaniquement un nouveau financement.
Jusqu’où faut-il allonger la durée ?
Il n’existe pas un nombre d’années idéal valable pour tous les dossiers.
L’objectif consiste à rechercher un équilibre entre :
une mensualité suffisamment basse pour rendre le budget durable
et
une durée suffisamment courte pour éviter de majorer inutilement le coût de l’opération.
Chercher systématiquement la mensualité la plus basse est donc rarement la meilleure méthode.
Une mensualité légèrement supérieure peut parfois permettre de retirer plusieurs années de remboursement et d’économiser une somme importante.
C’est pourquoi il est intéressant de comparer plusieurs scénarios.
Par exemple :
- mensualité minimale ;
- scénario intermédiaire ;
- durée plus courte avec mensualité légèrement supérieure.
La décision devient alors beaucoup plus rationnelle.
Les 7 chiffres à demander avant d’accepter un regroupement
Avant de prendre une décision, demandez systématiquement :
- le montant total des capitaux repris ;
- le montant total réellement financé ;
- la nouvelle mensualité assurance comprise et hors assurance ;
- la durée exacte du nouveau prêt ;
- le taux débiteur ;
- le TAEG ;
- le montant total restant à payer avec et sans regroupement.
Il faut également identifier séparément :
- les frais de dossier ;
- les honoraires éventuels ;
- les garanties ;
- les indemnités de remboursement anticipé ;
- l’assurance ;
- les éventuels frais de mainlevée.
À partir de ces données, le coût réel de la baisse de mensualité devient beaucoup plus facile à comprendre.
Le rôle du courtier : ne pas seulement chercher la mensualité la plus basse
Le travail d’un courtier en regroupement de crédits ne devrait pas se limiter à obtenir une mensualité attractive.
Son rôle consiste également à analyser :
- vos revenus ;
- vos charges ;
- vos différents crédits ;
- leurs taux ;
- leurs durées résiduelles ;
- les indemnités éventuelles ;
- votre patrimoine ;
- votre âge et l’évolution future de vos revenus ;
- votre capacité réelle de remboursement ;
- le coût total du nouveau financement.
Chez Courtage et Vous, nous étudions les dossiers de regroupement de crédits à Nancy, Metz, Thionville et dans toute la Lorraine, avec également un accompagnement à distance partout en France.
L’objectif est de rechercher une opération cohérente avec votre budget, mais aussi de vous expliquer clairement son coût.
Parce qu’en matière de regroupement de crédits, la mensualité la plus basse n’est pas nécessairement la meilleure solution.
FAQ – Regroupement de crédits et coût réel
Est-ce qu’un regroupement de crédits permet réellement de faire des économies ?
Pas nécessairement.
Il peut réduire fortement les mensualités mais, lorsqu’il allonge la durée de remboursement, le coût total peut augmenter. Il faut donc comparer le coût restant des crédits actuels au coût global de la nouvelle opération.
Pourquoi le coût augmente-t-il alors que ma mensualité baisse ?
Principalement parce que le capital est remboursé sur une durée plus longue. Vous payez moins chaque mois, mais potentiellement pendant beaucoup plus longtemps.
Des frais et une nouvelle assurance peuvent également s’ajouter.
De combien peut-on réduire ses mensualités avec un regroupement de crédits ?
Il n’existe pas de pourcentage applicable à tous les emprunteurs.
La baisse dépend du montant à reprendre, de la durée retenue, du taux, des garanties, de l’assurance et surtout de la capacité de remboursement du foyer.
Une simulation personnalisée est indispensable.
Quels frais faut-il prévoir pour un regroupement de crédits ?
Selon l’opération, il peut notamment exister des frais de dossier, des honoraires d’intermédiation, des indemnités de remboursement anticipé, des frais de garantie, une nouvelle assurance et, dans certaines opérations immobilières, des frais liés à une hypothèque ou à sa mainlevée.
Peut-on regrouper un crédit immobilier et des crédits à la consommation ?
Oui.
Le régime juridique applicable dépend notamment de la proportion de crédit immobilier dans l’opération. Le seuil réglementaire est fixé à 60 % du montant total de l’opération. Une garantie hypothécaire peut également faire relever le financement des règles du crédit immobilier.
Est-il obligatoire de regrouper tous ses crédits ?
Non.
Selon le dossier, certains crédits peuvent avoir intérêt à rester en place, notamment lorsqu’ils bénéficient de conditions particulièrement favorables.
L’analyse doit être effectuée crédit par crédit.
Peut-on inclure un crédit renouvelable ?
Oui.
Lorsqu’il est intégralement remboursé par le regroupement, la réglementation prévoit notamment que le prêteur rappelle à l’emprunteur la possibilité de résilier le contrat correspondant.
Quel chiffre faut-il regarder en priorité : taux, mensualité ou TAEG ?
Aucun de ces chiffres ne doit être analysé isolément.
Le TAEG permet de mieux comparer le coût des offres, mais il faut également regarder la durée et surtout le montant total à rembourser.
Le regroupement de crédits est-il toujours une bonne solution quand le taux d’endettement est élevé ?
Non.
Tout dépend de l’origine des difficultés, du budget disponible après restructuration et de la capacité du foyer à respecter durablement la nouvelle mensualité.
Si le budget reste structurellement déséquilibré après l’opération, le regroupement peut ne pas constituer la réponse adaptée.
Conclusion : calculez le prix de la mensualité que vous gagnez
Le regroupement de crédits peut être un excellent outil pour rééquilibrer un budget.
Mais il existe une règle simple à retenir :
une baisse de mensualité n’est pas une économie tant que le coût total de l’opération n’a pas été calculé.
Une étude sérieuse doit donc répondre à quatre questions :
- Combien vais-je payer chaque mois ?
- Pendant combien de temps ?
- Combien vais-je payer au total ?
- Et quel est le coût supplémentaire éventuel pour obtenir cette baisse de mensualité ?
C’est seulement après avoir obtenu ces quatre réponses qu’il devient possible de juger objectivement de l’intérêt d’un regroupement de crédits.
Vous souhaitez savoir si un regroupement de crédits est réellement intéressant dans votre situation ? Courtage et Vous compare vos mensualités, la durée et le coût global des solutions possibles.
Un crédit vous engage et doit être remboursé. Vérifiez vos capacités de remboursement avant de vous engager.
Les exemples chiffrés présentés dans cet article sont fictifs et exclusivement pédagogiques. Ils ne constituent ni une simulation personnalisée ni une offre de crédit.
Sources officielles et institutionnelles
- Code de la consommation – articles L. 314-10 à L. 314-14
- Code de la consommation – articles R. 314-18 à R. 314-21
- Code de la consommation – règles publicitaires du regroupement de crédits
- Ministère de l’Économie – taux annuel effectif global
- Ministère de l’Économie – remboursement anticipé d’un crédit immobilier
- Service-Public.fr – remboursement anticipé d’un crédit à la consommation
- Service-Public.fr – mainlevée d’hypothèque
- Banque de France – difficultés financières et surendettement





