Primo-accédants : peut-on encore acheter son premier logement en 2026 ?

Primo-accédants : peut-on encore acheter son premier logement en 2026 ?

Devenir propriétaire pour la première fois reste possible en 2026. Les banques continuent de financer les primo-accédants et leur accordent fréquemment des crédits sur 20 ou 25 ans afin de limiter les mensualités.

Le contexte reste néanmoins exigeant. Le coût des logements progresse plus rapidement que les revenus de nombreux ménages, tandis que l’apport personnel et la qualité de la gestion bancaire occupent une place importante dans l’analyse du dossier.

Selon l’Observatoire Crédit Logement/CSA, le taux moyen des crédits immobiliers s’est établi à 3,24 % au deuxième trimestre 2026 et à 3,26 % en juin 2026, hors assurance. La durée moyenne des prêts accordés atteignait parallèlement 251 mois, soit près de 21 ans.

La réponse essentielle
Oui, un primo-accédant peut encore obtenir un crédit immobilier en 2026. L’accès au financement dépend principalement de la stabilité de ses revenus, de la tenue de ses comptes, de son apport, de son reste à vivre et de la cohérence du prix du logement avec son budget. Les durées de 20 à 25 ans restent largement utilisées pour préserver la capacité d’emprunt des jeunes ménages.

Qu’est-ce qu’un primo-accédant ?

Dans le langage courant, un primo-accédant est une personne ou un ménage qui achète sa résidence principale pour la première fois.

Cette notion peut avoir une définition plus précise pour certains dispositifs d’aide. Il est donc nécessaire de vérifier les critères applicables au moment du projet, notamment pour un éventuel prêt à taux zéro.

Un primo-accédant se distingue généralement d’un secundo-accédant, qui revend ou a déjà revendu un logement dont il était propriétaire. Le primo-accédant ne dispose donc pas du produit de la vente d’un précédent bien pour constituer son apport.

Quels sont les chiffres du crédit immobilier au deuxième trimestre 2026 ?

Les principales données publiées par l’Observatoire Crédit Logement/CSA sont les suivantes :

Indicateur

Donnée observée

Taux moyen au deuxième trimestre 2026

3,24 %

Taux moyen en juin 2026

3,26 %

Taux moyen sur 15 ans en juin 2026

3,12 %

Taux moyen sur 20 ans en juin 2026

3,22 %

Taux moyen sur 25 ans en juin 2026

3,30 %

Durée moyenne des prêts accordés

251 mois

Part des prêts de 25 ans et plus en juin

47,8 %

Ces taux sont des taux nominaux moyens hors assurance. Ils ne correspondent pas au coût total du financement et ne constituent pas des barèmes garantis pour chaque emprunteur.

Le taux réellement proposé dépend notamment de la durée du crédit, de l’apport, des revenus, de la stabilité professionnelle, de l’épargne conservée et de la politique commerciale de la banque.

Les taux immobiliers remontent-ils en 2026 ?

Les taux ont légèrement progressé au cours du deuxième trimestre 2026, mais cette hausse reste limitée.

Après une stabilisation à 3,22 % entre février et avril, le taux moyen est passé à 3,25 % en mai puis à 3,26 % en juin. Sur l’ensemble du premier semestre 2026, les taux moyens ont augmenté :

  • de 3 points de base sur 15 ans ;
  • de 5 points de base sur 20 ans ;
  • de 5 points de base sur 25 ans.

Entre décembre 2025 et juin 2026, le taux moyen sur 25 ans est ainsi passé de 3,25 % à 3,30 %. L’Observatoire précise que l’annuité moyenne des nouveaux emprunteurs n’a progressé que de 0,7 % sur cette période.

Il ne s’agit donc pas d’une remontée brutale comparable à celle observée entre 2022 et 2023. Les banques ont ajusté leurs barèmes avec prudence afin de préserver leur rentabilité sans détériorer davantage la demande de crédit.

Faut-il attendre une baisse des taux avant d’acheter ?

Attendre uniquement dans l’espoir d’une baisse rapide des taux n’est pas nécessairement la meilleure stratégie.

Une diminution future des taux pourrait être accompagnée :

  • d’une remontée des prix immobiliers ;
  • d’un retour plus important des acheteurs ;
  • d’une réduction de la marge de négociation ;
  • d’une modification des conditions d’accès au crédit.

Quelques centièmes de point sur le taux nominal ont parfois moins d’impact que le prix du logement, les travaux, l’assurance emprunteur ou les frais liés à l’opération.

La décision d’acheter doit surtout dépendre de la stabilité de la situation professionnelle, de la durée prévue de détention du logement, de la mensualité supportable et de l’épargne conservée après l’acquisition.

Pourquoi les primo-accédants empruntent-ils souvent sur 25 ans ?

Les jeunes acheteurs disposent généralement de moins d’apport et d’une capacité d’emprunt plus limitée que les ménages qui revendent un précédent logement.

Une durée longue permet de réduire la mensualité. Elle peut ainsi rendre le projet compatible avec les revenus et le taux d’effort du ménage.

Au deuxième trimestre 2026, parmi les emprunteurs de moins de 35 ans :

  • 36,7 % ont obtenu un prêt compris entre 20 et moins de 25 ans ;
  • 51,2 % ont obtenu un financement sur 25 ans ou plus ;
  • seulement 12,1 % ont emprunté sur moins de 20 ans.

La très grande majorité des emprunteurs de moins de 35 ans finance donc son acquisition sur une durée d’au moins 20 ans. L’Observatoire précise que les jeunes restent les principaux bénéficiaires des durées longues en raison de la faiblesse relative de leur apport et de leur capacité d’emprunt.

Emprunter sur 25 ans est-il une mauvaise solution ?

Non, à condition que cette durée corresponde réellement au budget et à la situation du ménage.

Un crédit sur 25 ans présente deux effets opposés.

Il permet :

  • de réduire la mensualité ;
  • d’augmenter la capacité d’emprunt ;
  • de préserver davantage de reste à vivre ;
  • de conserver éventuellement une partie de l’épargne.

En contrepartie, il augmente :

  • le montant total des intérêts ;
  • le coût de l’assurance emprunteur ;
  • la durée pendant laquelle le ménage reste endetté.

La durée la plus courte n’est donc pas automatiquement la meilleure. Un financement sur 20 ans peut être moins coûteux, mais sa mensualité plus élevée peut déséquilibrer le budget ou obliger l’emprunteur à utiliser toute son épargne.

Pour un premier achat, il est généralement préférable de conserver une marge de sécurité plutôt que de rechercher à tout prix la mensualité ou la durée la plus courte.

Quel apport faut-il pour acheter son premier logement ?

Il n’existe pas de montant réglementaire unique applicable à tous les primo-accédants.

Dans la pratique, l’apport permet fréquemment de régler tout ou partie :

  • des frais d’acquisition ;
  • des frais de garantie ;
  • des frais de dossier ;
  • des éventuels honoraires ;
  • des dépenses qui ne peuvent pas être intégrées au crédit immobilier.

L’Observatoire constate que l’apport personnel moyen a augmenté de 47,9 % depuis le quatrième trimestre 2019, même s’il s’est globalement stabilisé depuis 2023.

Cette donnée est une moyenne nationale. Elle ne signifie pas que chaque acquéreur doit obligatoirement apporter un pourcentage identique du prix du logement.

Une banque peut accepter un apport limité lorsque le dossier présente d’autres qualités :

  • une situation professionnelle stable ;
  • des revenus réguliers ;
  • une capacité d’épargne démontrée ;
  • des comptes correctement tenus ;
  • un saut de charge maîtrisé ;
  • une épargne résiduelle après l’acquisition ;
  • un projet adapté aux ressources du ménage.

À l’inverse, un apport important ne compense pas automatiquement des découverts répétés, des incidents de paiement ou une mensualité trop élevée.

Peut-on obtenir un crédit immobilier sans apport en 2026 ?

Oui, certains financements sans apport restent possibles, mais ils sont plus difficiles à obtenir.

La banque doit alors être rassurée sur la capacité du ménage à gérer son budget. Elle examinera notamment :

  • la stabilité de l’emploi ;
  • l’ancienneté professionnelle ;
  • le niveau des revenus ;
  • la capacité d’épargne mensuelle ;
  • les trois derniers mois de relevés de compte ;
  • les crédits déjà en cours ;
  • le reste à vivre après l’opération.

Un jeune ménage qui épargne régulièrement peut parfois présenter un dossier plus convaincant qu’un emprunteur disposant d’un apport mais rencontrant régulièrement des difficultés de trésorerie.

Achat dans le neuf ou dans l’ancien : que choisir en 2026 ?

Le choix entre un logement neuf et un logement ancien dépend du budget, de la localisation, des travaux et des aides mobilisables.

Acheter un logement neuf

Au deuxième trimestre 2026, le taux moyen observé dans le neuf était de :

  • 3,16 % pour l’ensemble du marché du neuf ;
  • 3,13 % pour les opérations d’accession à la propriété.

La durée moyenne atteignait 255 mois sur l’ensemble du marché et 261 mois pour les accédants.

Le neuf peut présenter plusieurs avantages pour un primo-accédant :

  • des frais d’acquisition généralement moins élevés que dans l’ancien ;
  • une meilleure performance énergétique ;
  • moins de travaux importants à court terme ;
  • des charges énergétiques potentiellement mieux maîtrisées ;
  • l’accès éventuel à certains dispositifs d’aide selon les conditions du projet.

Le coût reste toutefois élevé. Pour les opérations d’accession dans le neuf, le coût moyen représentait environ six années de revenus au deuxième trimestre 2026.

L’Observatoire constate également que les moins de 35 ans occupent une place importante sur ce marché. Ils représentaient environ 55 % des emprunteurs dans le neuf en 2026.

Acheter un logement ancien

Au deuxième trimestre 2026, le taux moyen constaté dans l’ancien était de :

  • 3,25 % pour l’ensemble du marché ;
  • 3,24 % pour les opérations d’accession.

La durée moyenne atteignait 260 mois sur l’ensemble du marché et 263 mois pour les accédants.

L’ancien offre généralement :

  • un choix plus large de logements ;
  • davantage de biens dans les centres-villes ;
  • des possibilités de négociation variables selon le secteur ;
  • des prix parfois inférieurs à ceux du neuf.

Il faut néanmoins intégrer au budget :

  • les frais d’acquisition ;
  • les travaux éventuels ;
  • la performance énergétique ;
  • les charges de copropriété ;
  • les futures dépenses d’entretien.

Au premier semestre 2026, le coût moyen des opérations dans l’ancien a augmenté de 3 %, tandis que les revenus des ménages concernés n’ont progressé que de 2 %. L’apport personnel moyen s’est également redressé de 2,9 %.

Le ralentissement du marché signifie-t-il que les banques ne prêtent plus ?

Non.

Au deuxième trimestre 2026, la production de crédits immobiliers a reculé de 14,8 % par rapport au deuxième trimestre 2025. Le nombre de prêts accordés a diminué de 9,6 % sur la même période.

Ces chiffres traduisent un net ralentissement de la reprise amorcée en 2024 et 2025. Ils s’expliquent notamment par les hésitations des acheteurs, la hausse du coût des logements et un contexte économique plus incertain.

En niveau annuel glissant, l’activité restait toutefois en progression à fin juin 2026 :

  • +6,5 % pour la production de crédits ;
  • +11,2 % pour le nombre de prêts accordés.

Les banques continuent donc de financer les projets immobiliers. Elles sélectionnent cependant plus attentivement les dossiers et recherchent une cohérence entre les revenus, la mensualité, l’apport et le prix du bien.

Comment préparer un dossier de primo-accédant ?

Déterminer son budget avant les visites

La capacité d’emprunt ne correspond pas uniquement au prix du logement.

Le plan de financement doit également intégrer :

  • les frais d’acquisition ;
  • les frais de garantie ;
  • les éventuels travaux ;
  • l’assurance emprunteur ;
  • les frais de dossier ;
  • les honoraires éventuels ;
  • l’épargne à conserver après l’achat.

Une estimation préalable évite de visiter des logements incompatibles avec le budget ou de signer un compromis sur la base d’une mensualité irréaliste.

Présenter des comptes bancaires correctement tenus

Les relevés de compte sont étudiés par la banque. Dans les mois précédant la demande, il est préférable d’éviter :

  • les découverts non autorisés ;
  • les commissions d’intervention ;
  • les rejets de prélèvement ;
  • les jeux d’argent récurrents ;
  • les crédits renouvelables ;
  • les paiements fractionnés excessifs ;
  • les virements difficiles à expliquer.

La banque cherche à vérifier que la future mensualité pourra être assumée durablement.

Démontrer une capacité d’épargne

Une épargne régulière est un signal positif, même lorsque son montant reste limité.

Elle permet de montrer que l’emprunteur sait supporter une charge mensuelle proche de sa future mensualité. Elle contribue également à constituer une réserve pour les dépenses liées au déménagement, au mobilier ou aux premières réparations.

Conserver une épargne de sécurité

Utiliser toute son épargne pour maximiser l’apport peut fragiliser le ménage après la signature.

Il est généralement préférable de conserver une réserve disponible pour faire face :

  • aux dépenses d’installation ;
  • à une réparation imprévue ;
  • à une régularisation de charges ;
  • à une dépense automobile ;
  • à une baisse temporaire de revenus.

Comparer le coût global des offres

Le taux nominal ne suffit pas pour comparer deux crédits.

Il faut également examiner :

  • l’assurance emprunteur ;
  • les frais de garantie ;
  • les frais de dossier ;
  • le coût total du financement ;
  • les possibilités de modulation des échéances ;
  • les conditions de remboursement anticipé ;
  • les éventuelles obligations de domiciliation ou d’équipement bancaire.

Faire valider le financement avant le compromis

Une étude préalable permet d’identifier les difficultés avant de s’engager :

  • période d’essai ;
  • contrat de travail récent ;
  • revenus variables ;
  • crédits à la consommation ;
  • apport insuffisant ;
  • relevés de compte irréguliers ;
  • travaux sous-estimés ;
  • projet trop élevé par rapport aux revenus.

Pourquoi consulter un courtier pour un premier achat immobilier ?

Le travail du courtier ne consiste pas uniquement à négocier un taux.

Il permet notamment de :

  • calculer une enveloppe d’achat réaliste ;
  • vérifier la faisabilité du projet ;
  • construire le plan de financement ;
  • identifier les aides éventuellement mobilisables ;
  • sélectionner les banques adaptées au profil ;
  • anticiper les objections de l’analyste bancaire ;
  • comparer le crédit et l’assurance emprunteur ;
  • suivre le dossier jusqu’à l’édition de l’offre de prêt.

Pour un primo-accédant, cette préparation permet également de mieux comprendre les étapes du financement et d’éviter de s’engager sur un logement sans avoir correctement évalué son budget.

Ce qu’il faut retenir

En 2026, les primo-accédants peuvent toujours accéder à la propriété.

Les taux moyens restent proches de 3,2 % à 3,3 % hors assurance et les crédits sur 20 à 25 ans constituent toujours un levier important pour préserver la capacité d’achat des jeunes ménages.

La principale difficulté ne vient pas uniquement des taux. Elle résulte de la combinaison du prix des logements, du niveau d’apport, du coût des travaux et des critères de sélection bancaire.

Un dossier préparé suffisamment tôt permet de connaître son budget réel, de corriger les éventuels points faibles et de présenter le projet à l’établissement le plus adapté.

FAQ – Primo-accédants et crédit immobilier en 2026

Peut-on encore devenir propriétaire pour la première fois en 2026 ?

Oui. Les banques continuent de financer les primo-accédants. Le dossier doit cependant présenter des revenus suffisamment stables, une gestion bancaire correcte, un reste à vivre adapté et un projet cohérent avec le budget du ménage.

Quel est le taux moyen d’un crédit immobilier en 2026 ?

Le taux moyen des crédits immobiliers était de 3,24 % au deuxième trimestre 2026 et de 3,26 % en juin 2026, hors assurance. En juin, les taux moyens atteignaient 3,12 % sur 15 ans, 3,22 % sur 20 ans et 3,30 % sur 25 ans.

Un primo-accédant peut-il emprunter sur 25 ans ?

Oui. Les crédits sur 25 ans sont particulièrement fréquents chez les jeunes acheteurs. Au deuxième trimestre 2026, 51,2 % des emprunteurs de moins de 35 ans ont obtenu un prêt sur 25 ans ou plus.

Quel apport faut-il pour un premier achat immobilier ?

Il n’existe pas de montant obligatoire identique pour tous les dossiers. L’apport sert généralement à financer les frais d’acquisition et les frais annexes. Certaines banques peuvent accepter un apport limité lorsque la situation professionnelle, l’épargne et la gestion des comptes sont solides.

Peut-on acheter un logement sans apport ?

Oui, mais ce type de financement est plus sélectif. La banque vérifiera particulièrement la stabilité des revenus, la capacité d’épargne, la tenue des comptes, le niveau d’endettement et le reste à vivre.

Vaut-il mieux emprunter sur 20 ou 25 ans ?

Un prêt sur 20 ans coûte généralement moins cher, mais sa mensualité est plus élevée. Un prêt sur 25 ans réduit la mensualité et peut augmenter la capacité d’emprunt, mais son coût total est supérieur. Le choix dépend du budget et de l’épargne conservée.

Vaut-il mieux acheter dans le neuf ou dans l’ancien ?

Le neuf offre généralement de meilleures performances énergétiques et moins de travaux, mais son prix peut être plus élevé. L’ancien offre davantage de choix et parfois une meilleure marge de négociation, mais les frais d’acquisition et les travaux doivent être correctement anticipés.

Le taux affiché par la banque correspond-il au coût total du crédit ?

Non. Le taux nominal ne comprend pas nécessairement l’assurance, la garantie et les différents frais. Pour comparer les offres, il faut notamment examiner le TAEG, le coût de l’assurance et le coût total du financement.

Pourquoi faire étudier son dossier avant de visiter des logements ?

Une étude préalable permet de connaître son budget réel, d’anticiper les conditions bancaires et d’éviter de signer un compromis pour un projet qui ne serait pas finançable.

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Source

Article réalisé à partir de l’étude « Le marché des crédits immobiliers – 2e trimestre 2026 », publiée le 16 juillet 2026 par l’Observatoire Crédit Logement/CSA. Les chiffres mentionnés sont des moyennes nationales et ne constituent pas une proposition individuelle de financement.

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