Prêt relais en 2026 : calcul, montant avancé, coût et risques à connaître
Vous avez trouvé votre prochain logement, mais votre résidence actuelle n’est pas encore vendue ? Le prêt relais peut permettre de réaliser la nouvelle acquisition sans attendre la signature définitive de la vente.
Cette solution est pratique, mais elle ne doit pas être considérée comme une simple formalité bancaire. Son équilibre repose sur deux éléments incertains : le délai nécessaire pour vendre et le prix réellement obtenu.
Une estimation trop optimiste, une commercialisation trop lente ou une baisse tardive du prix peuvent augmenter sensiblement le coût de l’opération.
Le prêt relais en quelques mots
Un prêt relais est un crédit immobilier temporaire accordé à un propriétaire qui souhaite acheter un nouveau bien avant d’avoir vendu celui qu’il possède déjà.
La banque avance une partie de la valeur du logement mis en vente. Cette avance est ensuite remboursée, généralement en une seule fois, grâce au produit de la vente.
En pratique, le montant avancé représente souvent entre 50 % et 80 % de la valeur retenue par la banque. Certaines banques peuvent aller plus loin lorsque la vente est particulièrement sécurisée, par exemple lorsqu’un compromis est signé et que les conditions suspensives sont levées. Le Crédit Agricole indique une fourchette habituelle de 60 % à 80 %, tandis que Société Générale prévoit, sous certaines conditions, un financement pouvant atteindre 90 % de la valeur du bien vendu.
La durée est courte. Les offres sont généralement établies sur 12 mois, avec une prolongation ou un renouvellement possible selon le contrat et l’accord de la banque, dans une limite habituellement fixée à 24 mois.
À retenir
Le prêt relais ne finance pas 100 % du prix espéré du bien vendu. La banque conserve une marge de sécurité pour tenir compte :
- d’une éventuelle négociation du prix ;
- des délais de vente ;
- du capital restant dû sur le prêt actuel ;
- des frais liés à la vente ;
- d’une évolution défavorable du marché immobilier local.
Quels sont les différents types de prêts relais ?
Le prêt relais sec
Le prêt relais sec est utilisé lorsque le montant avancé par la banque, complété par l’épargne disponible, suffit à financer la nouvelle acquisition.
Il n’est donc pas accompagné d’un nouveau prêt immobilier amortissable important.
Cette situation peut se présenter lorsqu’une personne vend un logement de valeur élevée pour acheter un bien moins cher ou lorsqu’elle dispose déjà d’une épargne conséquente.
Le prêt relais sec peut être moins attractif pour certaines banques, car la relation de crédit se limite à une opération de courte durée.
Le prêt relais adossé
Le prêt relais adossé, également appelé prêt relais associé, est la formule la plus courante.
Il comprend :
- un prêt relais à court terme, remboursé lors de la vente ;
- un prêt immobilier classique, remboursé mensuellement sur une durée longue.
Cette solution s’applique lorsque le nouveau logement, les frais d’acquisition et les éventuels travaux coûtent plus cher que le montant disponible après la vente de l’ancien bien.
Le prêt achat-revente ou relais intégré
Certaines banques proposent un financement global regroupant :
- le capital restant dû sur le logement vendu ;
- le financement de la nouvelle acquisition ;
- les frais associés à l’opération.
Une partie du prêt est ensuite remboursée par anticipation lorsque la vente intervient.
Cette formule peut permettre de lisser les mensualités et de simplifier le montage. Elle doit cependant être étudiée attentivement : la durée, le taux, les frais de garantie et les conditions de remboursement anticipé peuvent différer d’un établissement à l’autre.
Comment calculer le montant d’un prêt relais ?
Le calcul commence par la valeur estimée du logement mis en vente.
La banque applique ensuite un coefficient de prudence, puis tient compte du capital restant dû sur le prêt immobilier actuel.
Il n’existe pas une méthode unique appliquée par tous les établissements.
Méthode 1 : appliquer le pourcentage à la valeur nette
La valeur nette correspond à :
Valeur estimée du bien – capital restant dû
La formule est alors :
Montant du prêt relais = valeur nette × pourcentage d’avance
Exemple
- Valeur estimée du logement : 300 000 €
- Capital restant dû : 100 000 €
- Valeur nette : 200 000 €
- Pourcentage retenu : 70 %
Prêt relais estimatif : 200 000 € × 70 % = 140 000 €
Le Crédit Agricole indique qu’un montant équivalent à environ 70 % de la valeur nette estimée est fréquemment retenu, cette valeur nette correspondant au prix du bien diminué du crédit restant à rembourser.
Méthode 2 : appliquer le pourcentage au prix, puis retirer le capital restant dû
Certaines banques utilisent une formule plus prudente :
Montant du prêt relais = valeur estimée × pourcentage d’avance – capital restant dû
Avec les mêmes données :
300 000 € × 70 % = 210 000 €
210 000 € – 100 000 € = 110 000 €
Le montant du prêt relais serait alors de 110 000 €, contre 140 000 € avec la première méthode.
Cette différence de 30 000 € peut modifier fortement le montant du prêt immobilier complémentaire et la mensualité future.
Il est donc indispensable de demander quelle méthode de calcul est appliquée par la banque avant de signer un compromis sur le nouveau logement.
Le prix affiché dans l’annonce est-il retenu par la banque ?
Pas nécessairement.
La banque se fonde sur une estimation qu’elle considère réaliste. Elle peut demander :
- une ou plusieurs estimations d’agences immobilières ;
- un avis de valeur établi par un notaire ;
- un mandat de vente ;
- les caractéristiques détaillées du logement ;
- le compromis de vente lorsqu’un acquéreur est déjà engagé.
Les établissements tiennent également compte de l’avancement de la commercialisation et de la liquidité du marché local. Une maison correctement positionnée dans un secteur recherché ne présente pas le même risque qu’un bien atypique, fortement surévalué ou situé sur un marché peu actif.
Lorsqu’un compromis de vente est signé et que les conditions suspensives sont levées, certaines banques peuvent retenir un pourcentage d’avance plus élevé.
Cela ne signifie pas que la vente est totalement garantie. Un incident juridique, un sinistre ou une difficulté de dernière minute peut encore retarder la signature définitive.
Exemple complet de financement avec un prêt relais
Prenons une opération simplifiée.
Logement actuellement détenu
- Valeur estimée : 300 000 €
- Capital restant dû : 100 000 €
- Valeur nette estimée : 200 000 €
Nouvelle acquisition
- Prix du nouveau logement : 350 000 €
- Frais d’acquisition et autres dépenses : 28 000 €
- Coût total du nouveau projet : 378 000 €
- Épargne utilisée : 30 000 €
Calcul du prêt relais
La banque retient 70 % de la valeur nette :
200 000 € × 70 % = 140 000 €
Calcul du prêt immobilier complémentaire
378 000 € – 30 000 € – 140 000 € = 208 000 €
Le financement serait donc composé de :
- 140 000 € de prêt relais ;
- 208 000 € de prêt immobilier amortissable ;
- 30 000 € d’apport personnel.
Lorsque l’ancien logement sera vendu, le prix de vente servira notamment à rembourser :
- le capital restant dû de l’ancien prêt ;
- le prêt relais ;
- les éventuels intérêts et frais restant à payer.
Le solde éventuel pourra être conservé ou affecté à un remboursement anticipé du nouveau prêt, selon les clauses négociées dans l’offre.
Quel est le coût d’un prêt relais en 2026 ?
Le coût d’un prêt relais comprend plusieurs éléments :
- les intérêts du crédit ;
- l’assurance emprunteur ;
- les frais de dossier ;
- les frais de garantie ;
- les éventuels frais d’expertise ;
- les frais liés à une prorogation ou une modification du financement.
Au deuxième trimestre 2026, le taux effectif moyen constaté pour les prêts relais était de 4,79 %. Depuis le 1er juillet 2026, le seuil de l’usure applicable aux prêts relais est fixé à 6,39 %. Ce seuil correspond au TAEG maximal légal et non au taux nominal proposé par la banque.
Le TAEG intègre le coût global obligatoire du financement, notamment les intérêts, certains frais, l’assurance obligatoire et le coût de la garantie lorsqu’ils conditionnent l’obtention du prêt.
Formule simplifiée des intérêts
Pour obtenir une première estimation :
Intérêts = montant du prêt relais × taux annuel × durée en mois ÷ 12
Exemple avec un prêt relais de 140 000 €
En retenant, uniquement pour l’exemple, un taux nominal fixe de 4 % :
| Durée avant la vente | Intérêts estimatifs |
|---|---|
| 6 mois | 2 800 € |
| 9 mois | 4 200 € |
| 12 mois | 5 600 € |
| 18 mois | 8 400 € |
| 24 mois | 11 200 € |
Ces montants ne comprennent pas l’assurance, les frais de dossier, la garantie ni les éventuels intérêts capitalisés.
L’exemple montre que le principal facteur de coût n’est pas seulement le taux obtenu. C’est surtout la durée nécessaire pour vendre.
Une vente réalisée six mois plus tôt peut représenter plusieurs milliers d’euros d’économie.
Franchise partielle ou franchise totale : quelle différence ?
La franchise partielle
Avec une franchise partielle, l’emprunteur paie chaque mois :
- les intérêts du prêt relais ;
- l’assurance emprunteur.
Le capital est remboursé lors de la vente.
Cette solution augmente les dépenses mensuelles pendant la période transitoire, mais évite généralement que les intérêts s’accumulent.
La franchise totale
Avec une franchise totale, l’emprunteur ne paie habituellement que l’assurance chaque mois.
Les intérêts sont reportés et réglés lors de la vente, en même temps que le capital. Selon les dispositions contractuelles, les intérêts différés peuvent eux-mêmes produire des intérêts lorsqu’ils sont capitalisés.
La franchise totale réduit donc la charge mensuelle immédiate, mais augmente le coût final du prêt. Société Générale précise qu’un différé total est plus onéreux qu’un différé partiel, puisque les intérêts reportés s’ajoutent au montant à régler à l’échéance.
Le choix dépend de la capacité financière du ménage pendant la période d’achat-revente.
Comment le prêt relais est-il traité dans le calcul du taux d’endettement ?
Depuis le 1er janvier 2024, les crédits relais dont la quotité de financement est inférieure ou égale à 80 % sont exclus du calcul du taux d’effort prévu par le Haut Conseil de stabilité financière.
La quotité est calculée en comparant :
- le montant du prêt relais ;
- à la valeur nette du bien mis en vente, après déduction du capital restant dû.
Cette disposition reste applicable en 2026.
Exemple
- Valeur du bien : 300 000 €
- Capital restant dû : 100 000 €
- Valeur nette : 200 000 €
- Prêt relais : 140 000 €
La quotité est de :
140 000 € ÷ 200 000 € = 70 %
Le prêt relais respecte donc le seuil de 80 % permettant son exclusion du calcul du taux d’effort HCSF.
Cette règle ne crée toutefois aucun droit automatique au crédit.
La banque doit toujours vérifier la solvabilité de l’emprunteur, sa capacité à supporter les charges temporaires, son reste à vivre et la cohérence générale de l’opération.
Quels éléments la banque analyse-t-elle ?
Un dossier de prêt relais est examiné sur deux dimensions : la situation financière de l’emprunteur et la probabilité de vendre le logement dans les délais.
La banque étudie notamment :
- les revenus et leur stabilité ;
- les crédits en cours ;
- la gestion des comptes bancaires ;
- l’épargne disponible après l’acquisition ;
- le montant des mensualités du nouveau prêt ;
- le capital restant dû sur l’ancien logement ;
- la qualité et la localisation du bien à vendre ;
- le prix de mise en vente ;
- le nombre et la qualité des estimations ;
- l’existence d’un mandat ou d’un compromis ;
- la cohérence entre le prix estimé et le marché local.
Un apport personnel reste utile, même lorsque le propriétaire dispose déjà d’un patrimoine immobilier. Il permet de financer une partie des frais, de conserver une réserve de sécurité et de réduire le prêt complémentaire.
Quels sont les principaux risques d’un prêt relais ?
1. Le risque de surestimation du logement
C’est le risque principal.
Une estimation flatteuse peut permettre de construire un financement séduisant sur le papier, mais elle devient dangereuse si aucun acquéreur n’accepte le prix demandé.
Le prix utile n’est pas le prix affiché. C’est le prix auquel le bien peut réellement être vendu dans un délai compatible avec le prêt relais.
2. Le risque de vendre moins cher que prévu
- Si le prix de vente final est inférieur à l’estimation, le produit de la vente peut devenir insuffisant pour rembourser :
- l’ancien crédit immobilier ;
- le prêt relais ;
- les intérêts ;
- les frais liés à la vente.
L’emprunteur devra alors utiliser son épargne ou conserver une dette supplémentaire.
3. Le risque de dépasser le délai prévu
À l’échéance contractuelle, le capital du prêt relais devient exigible.
Une prolongation n’est pas automatique. La banque peut accepter une prorogation, proposer une transformation en prêt amortissable ou demander une baisse du prix de vente. Ces solutions dépendent de la situation financière du client et du potentiel réel de commercialisation du bien.
En l’absence d’accord et de remboursement, la banque peut mettre en œuvre les garanties attachées au financement. Il s’agit d’un risque ultime, et non d’une conséquence automatique dès la fin du vingt-quatrième mois.
4. Le risque de double charge
- Pendant la période transitoire, le ménage peut devoir supporter simultanément :
- la mensualité du nouveau prêt ;
- les intérêts du prêt relais ;
- l’assurance des différents crédits ;
- les charges et taxes de deux logements ;
- des frais de déménagement ou de travaux.
Même si le prêt relais est exclu du taux d’effort HCSF dans certaines conditions, ces dépenses existent réellement dans le budget.
5. Le risque lié à la franchise totale
Reporter les intérêts permet de réduire la mensualité temporaire, mais cela augmente la somme à rembourser lors de la vente.
Plus le délai s’allonge, plus le coût final progresse.
6. Le risque de ne plus disposer d’épargne
- Utiliser toute son épargne pour réduire le prêt complémentaire peut sembler rationnel. Mais une opération d’achat-revente comporte souvent des dépenses imprévues :
- travaux urgents ;
- déménagement ;
- taxe foncière proratisée ;
- entretien de l’ancien logement ;
- baisse du prix de vente ;
- retard de signature.
Une réserve de sécurité doit donc être conservée.
Comment mesurer le risque avant de s’engager ?
Une simulation sérieuse ne doit pas retenir un seul scénario.
Il est préférable de tester au minimum :
Scénario central
- vente au prix estimé ;
- délai de vente de six à neuf mois.
Scénario prudent
- baisse du prix de vente de 5 % ;
- délai de vente de douze mois.
Scénario dégradé
- baisse du prix de vente de 10 % ;
- délai de vente de dix-huit mois ;
- intérêts et charges supplémentaires sur la période.
L’opération doit rester supportable dans le scénario prudent. Si elle ne fonctionne que lorsque le logement est vendu rapidement et sans négociation, le montage est trop fragile.
Comment sécuriser un prêt relais ?
Faire réaliser plusieurs estimations réalistes
Deux estimations cohérentes réalisées par des professionnels connaissant le secteur sont plus utiles qu’une estimation volontairement élevée destinée à obtenir un mandat.
Il faut demander :
- le prix de mise en vente conseillé ;
- le prix de vente probable ;
- le délai moyen envisagé ;
- les biens concurrents actuellement proposés.
Fixer une stratégie de baisse du prix
La stratégie de commercialisation doit être définie avant le lancement de la vente.
Par exemple :
- analyse des visites après quatre semaines ;
- ajustement du prix si aucune offre sérieuse n’est reçue ;
- nouvelle baisse si la commercialisation reste bloquée.
Attendre le dernier trimestre du prêt relais pour corriger le prix est généralement une mauvaise stratégie.
Choisir une avance prudente
Une avance élevée permet de réduire le prêt immobilier complémentaire, mais diminue la marge de sécurité en cas de négociation.
Un prêt relais calculé sur 60 % ou 70 % de la valeur nette peut être plus robuste qu’un financement approchant 80 % ou 90 %.
Conserver une épargne de précaution
L’objectif n’est pas nécessairement d’injecter toute l’épargne dans l’opération.
Une partie doit rester disponible pour absorber un retard, une baisse de prix ou une dépense imprévue.
Vérifier les clauses de l’offre de prêt
Il faut notamment contrôler :
- la durée initiale ;
- les conditions de prolongation ;
- le mode de calcul des intérêts ;
- la franchise partielle ou totale ;
- les frais de garantie ;
- le coût de l’assurance ;
- les conditions de remboursement anticipé du prêt complémentaire ;
- l’affectation du solde de la vente ;
- les conséquences d’une vente inférieure au prix prévu.
Comme pour les autres crédits immobiliers, l’offre engage le prêteur pendant au moins 30 jours à compter de sa réception. L’emprunteur doit respecter le délai légal de réflexion avant de l’accepter.
Faut-il vendre avant d’acheter ?
Vendre avant d’acheter reste la solution financièrement la plus sécurisée.
Elle permet de connaître précisément :
- le montant disponible ;
- le capital restant après remboursement de l’ancien prêt ;
- le budget de la nouvelle acquisition ;
- le montant exact du futur crédit.
- Elle évite également les intérêts du prêt relais.
Cette solution peut cependant obliger à négocier une vente longue, à louer temporairement un logement ou à organiser deux déménagements.
Le prêt relais devient pertinent lorsque le nouveau bien est difficile à retrouver, que l’acquéreur dispose d’une situation financière stable et que le logement mis en vente est correctement valorisé.
Quelles alternatives au prêt relais ?
Selon le dossier, d’autres montages peuvent être étudiés :
- vendre avant d’acheter ;
- négocier une vente longue ;
- demander une condition suspensive liée à la vente de l’ancien bien ;
- souscrire un prêt achat-revente ;
- mettre en place un prêt immobilier global avec remboursement anticipé ;
- utiliser temporairement une épargne ou un prêt familial déclaré ;
- négocier un différé sur le nouveau crédit ;
- louer provisoirement entre les deux opérations.
Une condition suspensive de vente n’est pas automatiquement acceptée par le vendeur du nouveau logement. Elle doit être rédigée précisément avec le notaire ou le professionnel chargé de la transaction.
Le prêt relais est-il une bonne ou une mauvaise solution ?
Le prêt relais n’est pas dangereux par principe.
Il devient risqué lorsque :
- le bien est surévalué ;
- le financement mobilise toute l’épargne ;
- la mensualité du nouveau prêt est déjà difficilement supportable ;
- le vendeur refuse d’adapter son prix ;
- le marché local est peu dynamique ;
- le montage ne résiste pas à un délai de vente de douze à dix-huit mois.
À l’inverse, il peut être cohérent lorsque :
- le prix du bien est réaliste ;
- plusieurs estimations convergent ;
- la dette restant sur l’ancien logement est faible ;
- l’emprunteur conserve une épargne de sécurité ;
- les charges temporaires restent supportables ;
- une stratégie de commercialisation claire est définie.
Pourquoi faire étudier son prêt relais par un courtier ?
Le taux n’est qu’un élément du montage.
L’analyse doit également porter sur :
- la méthode de calcul de l’avance ;
- la valeur nette retenue ;
- le montant du prêt complémentaire ;
- les modalités de franchise ;
- le coût de la garantie ;
- la souplesse du prêt immobilier principal ;
- les conditions de remboursement après la vente ;
- la résistance du montage à une baisse de prix.
Deux banques peuvent partir de la même estimation immobilière et proposer des montants de prêt relais très différents.
Le rôle du courtier consiste à comparer les offres, mais également à vérifier que le financement reste cohérent dans un scénario moins favorable que celui initialement prévu.
Chez Courtage et Vous, chaque projet d’achat-revente fait l’objet d’une étude globale intégrant le bien vendu, la nouvelle acquisition, les prêts en cours, l’épargne disponible et les risques liés au calendrier de vente.
L’accompagnement est proposé en Lorraine, notamment sur les secteurs de Nancy, Metz et Thionville, ainsi qu’à distance pour les projets réalisables partout en France.
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Conclusion
Le prêt relais permet d’acheter un nouveau logement sans attendre la vente du précédent. En 2026, les banques avancent généralement une fraction prudente de la valeur du bien vendu, souvent située entre 50 % et 80 %.
Son coût dépend du montant emprunté, du taux, des frais, mais surtout du délai de vente.
Avant de s’engager, il faut répondre objectivement à trois questions :
- À quel prix le logement peut-il réellement être vendu ?
- Combien de mois le foyer peut-il supporter les charges transitoires ?
- Que se passe-t-il si le bien est vendu 5 % ou 10 % moins cher que prévu ?
Un prêt relais correctement dimensionné est un outil de transition. Un prêt relais construit sur une estimation trop optimiste peut rapidement devenir une contrainte financière.
FAQ – Prêt relais en 2026
Quel pourcentage de la valeur du bien peut être avancé ?
Les banques avancent généralement entre 50 % et 80 % de la valeur retenue. Le pourcentage dépend du capital restant dû, de la qualité du bien, du marché local et de l’avancement de la vente. Certaines offres peuvent atteindre 90 % lorsque la vente est très sécurisée.
Comment calculer un prêt relais avec un crédit immobilier en cours ?
Il faut d’abord calculer la valeur nette du bien :
Valeur estimée – capital restant dû
La banque applique ensuite son pourcentage d’avance. Attention : certains établissements appliquent d’abord le pourcentage sur la valeur du bien, puis déduisent le capital restant dû.
Quelle est la durée maximale d’un prêt relais ?
Un prêt relais est généralement accordé pour 12 mois. Selon le contrat et l’accord de la banque, il peut être renouvelé ou prolongé, avec une durée totale pouvant aller jusqu’à 24 mois.
Quel est le taux d’un prêt relais en 2026 ?
Le taux varie selon la banque, le dossier et l’état d’avancement de la vente. Au deuxième trimestre 2026, le taux effectif moyen des prêts relais était de 4,79 %. Le seuil de l’usure applicable depuis le 1er juillet 2026 est de 6,39 %.
Peut-on obtenir un prêt relais sans avoir signé de compromis de vente ?
Oui. La banque peut accorder un prêt relais lorsque le bien est seulement mis en vente. Elle demandera généralement une ou plusieurs estimations professionnelles. Le montant avancé peut être plus prudent qu’en présence d’un compromis signé.
Doit-on payer des mensualités pendant le prêt relais ?
Cela dépend de la formule retenue. Avec une franchise partielle, les intérêts et l’assurance sont payés chaque mois. Avec une franchise totale, seuls les frais prévus au contrat, souvent l’assurance, sont prélevés mensuellement et les intérêts sont réglés lors de la vente.
Le prêt relais entre-t-il dans le taux d’endettement ?
Depuis le 1er janvier 2024, un prêt relais dont la quotité ne dépasse pas 80 % de la valeur nette du bien vendu est exclu du calcul du taux d’effort HCSF. La banque conserve néanmoins l’obligation d’analyser la solvabilité globale du ménage.
Que se passe-t-il si le logement n’est pas vendu après 12 mois ?
Il faut contacter la banque avant l’échéance. Elle peut étudier une prolongation, une transformation du financement, une mise en location ou une baisse du prix de vente. La prolongation reste soumise à son accord.
Peut-on rembourser le prêt relais dès que le bien est vendu ?
Oui. Le prêt relais est conçu pour être soldé grâce au produit de la vente. Il faut néanmoins vérifier dans l’offre les conditions précises de remboursement et les éventuels frais contractuels.
Vaut-il mieux choisir une franchise totale ou partielle ?
La franchise partielle coûte généralement moins cher, mais augmente les dépenses mensuelles. La franchise totale réduit les sorties d’argent immédiates, mais augmente le montant à régler lors de la vente. Le choix dépend de la capacité financière pendant la période transitoire.
Peut-on utiliser le surplus de la vente pour rembourser le nouveau prêt ?
Oui, sous réserve des conditions prévues dans l’offre. Il est recommandé de négocier la possibilité d’effectuer un remboursement anticipé partiel sans indemnité ou avec des frais limités sur le prêt immobilier complémentaire.
Faut-il obligatoirement assurer un prêt relais ?
L’assurance emprunteur n’est pas imposée directement par la loi, mais la banque peut en faire une condition d’octroi. Les garanties demandées sont généralement adaptées à la courte durée et au remboursement in fine du prêt.
Vous avez un projet d’achat-revente ?
Courtage et Vous vous accompagne pour analyser le bien à vendre, la nouvelle acquisition, les prêts en cours, l’épargne disponible et la solidité du calendrier de vente.
L’accompagnement est proposé en Lorraine, notamment à Nancy, Metz et Thionville, ainsi qu’à distance partout en France.
Sources
Les données et règles mentionnées dans cet article s’appuient notamment sur les publications officielles suivantes :
- Banque de France — taux d’usure applicables au troisième trimestre 2026 ;
- Légifrance — exclusion de certains crédits relais du calcul du taux d’effort HCSF ;
- ANIL — contrat de crédit immobilier et définition du prêt relais ;
- Crédit Agricole — types, calcul et durée du prêt relais ;
- Société Générale — montant, différés et modalités du crédit relais.
Les taux et pourcentages cités sont des moyennes ou des indications générales. Ils ne constituent pas une proposition individuelle de financement.

